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Xavier Zeitoun affiche fièrement sa passion pour l’entrepreneuriat. Pourtant, tout n’a pas toujours été simple pour le dirigeant de ZenChef. De bonnes idées, sans aucun doute, mais un business model qui vacille assez rapidement après la création de sa première structure. Time for pivot…

Pour Xavier Zeitoun, le pivot, c’est presque un art de vivre. A l’image de Criteo, sa startup initiale a dû opérer trois pivots avant de tomber sur un business model qui tienne la route et de devenir une vraie PME. C’est après un voyage aux Etats-Unis en 2009 que le jeune étudiant a l’idée de lancer 1001menus, au concept calqué, peu ou prou, sur MenuPages, sorte d’annuaire géant des menus de tout ce que New York compte de restaurants. L’idée est sacrément bonne, surtout quand on se rappelle combien la consultation du menu d’un restaurant tenait du parcours du combattant avant l’avènement de La Fourchette, Yelp et consorts.

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Bon début, donc, mais il y a un os : “Il ne nous faut que quelques semaines pour nous rendre compte que la monétisation du site sera beaucoup plus compliquée que prévu. Malgré les très bons retours sur l’expérience utilisateur, nous ne gagnons pas d’argent,” raconte Xavier Zeitoun sur Medium.

 

 

L’idée d’un plan B germe assez rapidement : partant du constat que, d’une part, les sites Internet des restaurants ne sont pas encore consultables sur smartphones et que, d’autre part, toutes les études prédisent alors (nous sommes en 2011) que la consultation sur mobile va dépasser la consultation sur desktop, il y a clairement un marché à conquérir. “C’est alors que je me dis que proposer des sites mobiles à des restaurants pourrait nous permettre de générer des revenus en attendant de trouver comment monétiser 1001menus.com,” se rappelle Xavier Zeitoun. Les premiers retours des restaurateurs confirment une forte demande, et Mobimenu est lancé.

Fin 2011, alors que l’argent commence à rentrer dans les caisses grâce à une cinquantaine de clients, “nous commençons à réfléchir aux next steps”. Cette étape supplémentaire, c’est le pivot ultime, qui va finalement intégrer les deux startups, 1001 menus et Mobimenu, en une, ZenChef. Xavier Zeitoun avait été mis en demeure de s’interroger sur la pérennité de son business model lors de sessions de pitch pour intégrer l’Accélérateur (devenu Day One). “C’est donc cette question dérangeante que je n’avais jamais eu le courage de me poser qui a accéléré la nécessité de trouver un plan C,” explique-t-il.

Il ne faut surtout pas avoir honte de pivoter autant de fois qu’il le faut pour affiner son modèle jusqu’à trouver le bon”, résume-t-il, ajoutant que “les beaux business plans rédigés bien comme il faut s’avèrent tous être faux, voire irréalistes après coup”. Vous aurez été prévenus.

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Crédit image : Xavier Zeitoun

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