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Les Fintechs sont  devenues des objets de convoitise pour les banques.  Désormais le secteur de la Fintech doit maintenant composer avec les avances plus cavalières des banques, obligeant les start-up à choisir la meilleure posture à adopter. On imagine 4 scénarios possibles, et KMF vous les sert sur un plateau.

La FinTech semble avoir connu sa petite disruption. On nous le rappelle lors de l’événement Fintech Révolution : 31 milliards de $ ont été injectés dans l’industrie bancaire numérique en 2017 selon l’étude KPMG, « The Pulse of Fintech. » Au delà de cet investissement massif, il faut surtout lire dans ce rapport un changement du regard des banques à l’égard des trublions de la fintechs. Et réciproquement. Hier discréditées, tout porte à croire que les fintechs soient finalement devenues des objets de convoitise. Et à l’inverse, ces dernières regardent désormais avec intérêt l’acteur traditionnel qu’on voulait hier envoyer au placard d’un coup de balai idéologique. En 2018, les fintechs finissent-elles par embrasser la promotion canapé ? Depuis que Compte Nickel a été rachetée par la BNP Paribas, ce renversement est sur toutes les bouches. Auparavant un peu condescendantes l’une envers l’autre, les discours sont à la complémentarité. Au fameux modèle gagnant-gagnant.

Le célibat

 

Le premier scénar’, c’est l’indépendance. Être seul contre tous. Devenir une fintech qui pèse dans le game. Se transformer en une superbe licorne bancaire qui ne puisse être absorbée dans le giron de la banque. Ou si telle est votre destinée, d’avoir la force de le quitter. Pour cela, il vous faudra suivre la trajectoire de Paypal, qui rachetée par Ebay, a entamé une procédure de divorce en 2015. Totalement indépendante depuis 2018, c’est à son tour d’absorber d’autres boîtes comme Swift Financial. Racheter ou être racheté ? Telle est la question qu’il faudra vous poser. Mais n’est pas Paypal qui veut, et pour échapper à l’absorption, vous devrez diversifier votre offre, vous développer à l’international ou bien entrer sur le marché boursier. Et ça, c’est une autre histoire… de domination.

Le mariage de raison

 

Le deuxième scénario, c’est le coup de foudre. Vous vous rendez compte qu’en dépit des obstacles qui vous séparent, vous êtes faits l’un pour l’autre. C’est cette fameuse « synergie opératoire entre les banques et les fintechs » qu’évoque Hugues le Bret, le créateur de Compte Nickel récemment rachetée par la BNP Paribas. Cette prise de conscience que la banque est en définitive votre moitié. C’est le ressenti de Clément Coeurdeuil, le fondateur de Budget Insight :

 « Les banques et les fintechs fonctionnent en miroir.  Les banques ont un business model établi, elles sont riches mais lentes. Les fintechs sont pauvres, sans business model, mais très agiles. Pour moi elles sont condamnés à travailler ensemble »

Pour être plus terre-à-terre, ce tournant s’envisage dès lors que la start-up Fintech a atteint un plafond de verre au dessus duquel elle ne peut plus se développer. Alors la banque fait figure du riche époux avec qui il est quand même bon de s’acoquiner. C’est en tout cas le choix qu’ont fait de nombreuses fintechs pour écrire une nouvelle page de leur histoire, à l’instar du mariage de KissKissBankBank avec la Poste, ou de Playpug avec Natixis.

Le harem

 

C’est le rêve d’hégémonie que désire exercer en secret toute banque qui se respecte… Se délivrer des produits financiers pour vous laisser faire le travail à sa place. Ce rêve de vous manager, vous et plusieurs autres start-ups, tout en restant le cerveau des opérations. Ou le gardien du harem. C’est ce qu’on peut décrypter dans les propos du nouveau CEO de l’Atelier BNP Paribas, John Egan :

« Le rôle des fintechs a changé. D’adversaires hier, elles sont devenues aujourd’hui des tiers-parties, des fabricants de produits. A l’avenir, les banques ne fabriqueront pas leurs propres produits, elles s’appuieront sur les fintechs. »

 Attention à l’annexion donc pour ce troisième scénario ! Comme lui répliqua la député Laure de la Raudière : « il ne faut pas que les grandes structures étouffent l’innovation par conservatisme. » Et tant pis pour les réacs.

La polygamie

 

Enfin, si vous ne pouvez pas rester célibataire, que les relations avec la banque vous lassent et que le désir s’émousse… il suffit d’aller voir ailleurs ;). Accouplez-vous avec d’autres fintechs pour mutualiser vos forces et capitaliser sur les services bancaires qui sont les vôtres. Ne dit-on pas que l’union fait la force ? D’autres avant vous ont tenté l’expérience. C’est le cas des start-ups Bankin’ et de son partenaire Yomoni.

« Nous avions besoin d’un partenaire dans l’épargne en ligne qui dispose des bons produits et qui partage notre vision. Nous l’avons trouvé chez Yomoni. »

Tels sont les mots de Joan Burkovic, le co-fondateur de Bankin’. Et ils vécurent heureux.

Alors, quelque soit votre orientation, dîtes-vous que KMF n’est pas là pour vous juger. Même si vous passez parfois pour « un salop qui s’est vendu » comme rétorquait un journaliste à Hugues Le Bret, nous savons que vous n’êtes pas des enfants de choeur, et que tous les scénarios sont bons, quand business is business.

Vous vous reconnaissez dans ces scénarios, ou vous êtes prêts à sauter le cap ?

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