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Mehdi Medjaoui fait partie d’une espèce peu commune : l’entrepreneur normal. Sa startup, OAuth.io, tourne bien sans scaler ni couler. APIDays, la conférence sur les API qu’il a créée en 2012, rencontre un succès soutenu en restant à taille humaine. Il aime le sport, la politique et les bouquins de philo. Mais ne nous y trompons pas, s’il s’y connaît sacrément en matière d’API sans pour autant revendiquer l’AOP “expert”, Mehdi possède une qualité rare : sa vision de l’entrepreneuriat, des API et de la tech est d’abord politique. Flanqué de son baluchon et de son meilleur dictaphone, KMF a passé quelques heures en sa compagnie pour comprendre pourquoi diable les API sont tout sauf une affaire de techno.

Diana Filippova : Mehdi, le summum de l’art des experts consiste à expliquer des choses compliquées de façon limpide. Alors, dis-moi, qu’est-ce qu’une API, acronyme de l’obscur Application Programmable Interface ?

Mehdi Medjaoui : Aucun problème, je suis bien entraîné ! Une API est une interface qui permet à deux systèmes, deux sites web ou deux applications de communiquer ensemble de façon automatisée et programmable via Internet. C’est un canal de communication qui te permet par exemple de recevoir ou d’envoyer un tweet auprès de Twitter depuis ton application mobile, ou bien un statut Facebook, une photo sur Instagram, un plan sur Google Maps, etc. On utilise des APIs tous les jours sans forcément le savoir ! Car quand je like un article sur Techcrunch, en fait j’interagis avec l’API Facebook, sinon comment Facebook maison mère hébergée sur Facebook.com saurait et augmenterait le compteur de likes qu’elle maintient sur Techcrunch.com ?

Comme je dis à ma grand mère : j’aide à faire et designer des portes sur Internet, et selon les individus et ma relation avec eux, je laisse entrer untel ou unetelle dans telle ou telle pièce de la maison

L’avantage du format d’API tel qu’il est le plus répandu aujourd’hui (REST/JSON), c’est qu’il est moins complexe que des protocoles de la génération précédente (SOAP/XML), plus standardisé, avec des coûts de production et d’intégration plus bas, et qui possède tous les avantages pour devenir la pierre angulaire de la grande numérisation massive de la société. Et low-cost en plus.

“Grande numérisation massive de la société », que veux-tu dire par là ?

Le travail, les métiers, l’intelligence, la donnée, le monde physique… ils se retransmettent tous au sein du monde numérique, et leur principal moyen de communication entre tous ces services et ces applications sont les APIs. Dès qu’il y a un bout de code qui est ailleurs sur le réseau, hébergé chez quelqu’un d’autre, il faut une API pour y accéder et l’utiliser.

Il faut bien comprendre que ce trait d’union entre deux systèmes est d’une certaine façon anti open source. En effet, en définissant un certain monopole légal et commercial sur l’exploitation de l’actif pour lequel on garde un total contrôle, l’API web est la nouvelle forme de brevet logiciel. Comme pour le brevet où l’on doit révéler la connaissance scientifique en échange de la protection commerciale assurée par des conventions Internationales, avec une API, on doit publier les données ou la technologie pour qu’elles puissent être utilisables par des acteurs extérieurs. Et comme pour un brevet, je peux octroyer des licences ou droits d’utilisations de mon actif, via une clé d’API qui va renfermer mes droits et mes niveaux d’utilisation. Il faut donc voir l’API comme un contrat commercial et juridique sur le web. Comme je dis à ma grand mère : en travaillant dans les APIs, j’aide à faire et designer des portes sur Internet, et selon les individus et ma relation avec eux, je laisse entrer untel ou unetelle dans telle ou telle pièce de la maison (Cf What is « Open ?« ).

En fait, les API permettent de monétiser du logiciel l’ère du cloud, dans une logique de compromis ouverture / propriété, variable selon les acteurs qui les mettent en place.

Est-ce que cette diversité d’acteurs et de « portes » ne pose pas des problèmes d’interopérabilité ?

Justement, c’est l’interopérabilité qu’on recherche, pour que les systèmes puissent communiquer ensemble ! Comme le dit M. Conway dans cette citation bien connue des devs : “Organizations which design systems … are constrained to produce designs which are copies of the communication structures of these organizations”. En développant un système et des conventions globales “interopérables par design” nous produirons un monde plus ouvert et plus connecté.

As-tu des exemples d’API, disons les plus innovantes ou frappantes ?

Je vais commencer par une API qui n’est absolument pas innovante : l’API 42-as-a-service. Quelque soit le message que tu envoies, elle répond 42. Il y a aussi une API qui inverse les mots pour parler comme Yoda.

L’API economy, c’est la vraie économie collaborative version B2B

Plus sérieusement, il y a l’API qui génère le plus d’argent… c’est AdWords de Google ! La plus répandue est Google Maps, la plus intelligente est probablement IBM Watson.  Ca peut être la plus utile à l’entrepreneur avec du paiement, comme Stripe. En France, on en a de super puissantes comme Algolia, une API pour transformer ses données, sur lesquelles on peut ainsi garder le contrôle, en moteur de recherche de niveau qualité comparable à Google sur son propre site.

Quels sont les perspectives pour demain du point de vue des API ?

C’est ce que j’appelle l’”API economy”. En tant que système économique, on va faire beaucoup plus avec beaucoup moins de ressources, notamment humaines. Chaque entreprise, ou même unité de production, va se concentrer sur son cœur de métier qu’elle va exposer aux autres unités via des APIs et utiliser celui des autres via d’autres APIs. C’est en quelque sorte la vraie économie collaborative version B2B. Par exemple, mon département RH sera basé sur l’API de LinkedIn, mon CRM sera basé sur l’API de Salesforce, ma comptabilité et mon service de facturation seront basés sur une API de paiement comme Stripe, etc.

Le travail où les salariés ont une faible valeur ajoutée sera entièrement APIsé

En un mot, je me concentre sur ce que je sais faire d’exceptionnel en termes de métier et de valeur ajoutée et j’utilise ce que les autres font d’exceptionnel avec leurs propres APIs.

Si on te suit, demain on n’aura plus de grands groupes et presque plus de travail à faible valeur ajoutée ?

Diminution de la taille des entreprises et restructuration de leur activité, sûrement. On peut s’attendre à un voir émerger un réseau d’entreprises bien interconnectées, très efficaces, très lean.

Quant à la fin du travail, oui, mais pas n’importe lequel : le travail où les salariés ont une faible valeur ajoutée sera entièrement APIsé. Stripe par exemple vaut 5 milliards avec 600 salariés. Si l’on applique la théorie de la firme, les APIs diminuent les coûts de transaction externes de façon drastique. Du coup, en tant qu’entreprise, je vais faire l’arbitrage d’utiliser ou développer une API plutôt qu’embaucher de la force de travail. On va passer de l’organisation scientifique du travail à l’organisation logicielle du travail.

Je vois trois opportunités principales pour les startups : l’API-as-a-service, l’API technologique et l’API plateforme

Toute communication interne numérique se fera par une API et la donnée va prendre le pouvoir dans l’entreprise. Il y aura un peu comme Isaac Asimov l’avait prédit des emplois au-dessus de l’API, créatifs, et en-dessous de l’API, prolétarisés.

Quelles sont les opportunités pour les startups ?

Il y a 3 types d’opportunités liés aux APIs pour les startups selon moi.

La première est de faire une API-as-a-product, c’est-à-dire de développer un actif exclusif et d’en ouvrir l’API. Sans capital et sans actif, une startup peut rapidement structurer un process business que personne n’a vraiment envie de faire et de le planquer derrière une API, puis d’ouvrir cette dernière aux autres développeurs et entreprises. Cette stratégie d’internalisation de process est surtout efficace pour les APIs transactionnelles, en APIfiant des étapes de développement  que l’on devait coder à la main avant, comme une interface de paiement, d’envoi et réception de campagne d’emailing, etc.

La deuxième consiste à développer une API technologique ou une API de donnée. C’est plutôt réservé à des experts, car il faut déjà avoir développé une techno et avoir de la traction. C’est le cas par exemple d’Algolia, qui avait une très bonne techno de moteur de recherche car leurs fondateurs étaient des experts et qui l’appliquent aux données. Si je suis un réseau social, j’ouvre mes données et les vends à d’autres, comme l’ont fait Foursquare, Twitter ou Facebook, et je profite d’une croissance accélérée tout en créant de nouvelles sources de revenus.

Ce ne sont pas les petits qui mangeront les gros, mais les rapides qui mangeront les lents !

La dernière opportunité, c’est d’être les premiers à exploiter le plus rapidement possible l’API produit / plateforme d’un autre qui a construit cet actif et l’a ouvert, par exemple récemment celle de Slack ou encore d’IBM Watson. Si Airbnb ouvrait une API, ce serait une super opportunité pour des milliers d’entrepreneurs du tourisme, comme l’avait fait Expedia a son époque qui générait plus de 90% de son chiffre d’affaire via ses APIs.

Le revers de la médaille, c’est que l’entreprise qui a ouvert l’API peut très bien en couper l’accès à tout moment. A un moment, certains investisseurs de la Silicon Valley ne voulaient plus investir sur les startups basées sur l’API de Twitter ou LinkedIn à cause de ca ! Propriété intellectuelle quand tu nous tiens…

On sent qu’il y a ici des débouchés pour les grandes boîtes !

Exactement.

Toutes celles qui ont un actif, quel qu’il soit (données, produits, algos) peuvent s’ouvrir pour permettre à d’autres de l’exploiter. En revanche, il faut ouvrir des choses qui ont de la valeur et assurer une stabilité juridique dans le long terme. Tout étant sûr de ne pas donner ses actifs stratégiques à sa concurrence… En fait ce n’est pas si simple !

Mais il y a un certain nombre d’incitations à le faire.

Imaginons, j’ai un actif non utilisé, je n’ai pas les ressources de l’exploiter en interne, j’en ouvre l’accès. C’est la fameuse histoire d’Amazon qui avait des serveurs surdimensionnés pour les ventes de Noël et qui a décidé de les louer le reste de l’année en créant AWS, qui est la business unit la plus profitable d’Amazon aujourd’hui.

Deuxième incitation, c’est l’entreprise plateforme. Je veux créer un écosystème de partenaires pour qu’ils intègrent chez moi et non chez le concurrent : avec une API, l’intégration est immédiate sans que mes commerciaux n’aient à intervenir, constituant ainsi un avantage compétitif par rapport à la concurrence, car ce ne sont pas les petits qui mangeront les gros, mais les rapides qui mangeront les lents !

Les APIs vont être le nerf de la guerre des années à venir

Troisième incitation : l’innovation. Je vais ouvrir quelque chose dont l’exploitation est limitée par ma propre imagination (le fameux dilemme de l’innovateur) et qui serait valorisé par celle des innovateurs externes. C’est l’entreprise étendue ou l’entreprise élastique.

Enfin, on peut ouvrir pour parer à la complexité des process internes. J’ai un exemple en tête : des salariés de grands groupes français qui s’appuient sur une API externe pour utiliser des données internes, parce que les process de data request sont trop lourds avec leur DSI !

La dernière édition des APIDays qui eu lieu à Paris en décembre 2016 a été, selon tes propres termes, très « politique ». Pourquoi ?

On s’est politisé au fil du temps car depuis 4 ans, de vrais empires qui se sont créés grâce aux APIs (Stripe, AWS) et le cas Oracle versus Google a montré que les tentations de sauvegarder les rentes du copyright pouvaient avoir des conséquences démesurées sur l’évolution politique de l’Internet. Ce que j’entends vraiment par politique, c’est que les idées, les engagements et les directions qu’on prend sont plus importants que la place et la couleur d’un bouton dans une appli. Il faut mettre la culture avant le culte. Transformer l’outil en instrument.

Les APIs vont être le nerf de la guerre des années à venir, comme le design du travail en salariat a été la force principale du changement les 2 derniers siècles. Leur design conditionne la forme du monde de demain : s’ils sont interopérables, on sera dans un monde ouvert, dans le cas contraire, on risque d’être dans un monde de friction, aux externalités négatives et peu propices au progrès.

Quels sont les leviers pour orienter les APIs dans cette bonne direction, c’est-à-dire un monde ouvert ?

La culture, rien que la culture : on veut que les execs des grandes entreprises connaissent et s’approprient les modèles d’APIs ouverts afin de les adapter à leur entreprise. Deux participants aux APIDays sur trois viennent d’ailleurs des grandes boîtes. Notre objectif est d’abord d’inspirer et d’insinuer une culture commune pour faire écosystème.

Parlons de ta startup, OAuth.io (ndlr : plateforme permettant aux devs d’intégrer les protocoles d’authentification dans leurs apps). Après des débuts en France, tu es parti à SF. Comment cette décision a-t-elle joué sur le développement de la boîte ? Vous avez levé masse de cash ?

On a commencé par lever des fonds en février 2013 avec Nestadio Capital (des VCs bretons) parce qu’ils ont promis de nous laisser totale liberté stratégique. Ensuite, on gagné 200k grâce à un concours du Ministère de la Recherche. On est alors allé s’installer dans la Valley avec ces 400k, eh bien on n’a pas pu relever derrière. On a fait une erreur : on a essayé de monétiser !  Or, il faut être vraiment stupide pour essayer de gagner de l’argent en 2013 dans le cadre d’une startup (rires) ! Sans blague, on allait voir des VCs en montrant notre petit CA qui démontrait que les développeurs étaient prêts à payer, et on entendait : “Ce sont des cacahuètes, où est votre traction ?” On n’avait plus la possibilité de leur dire d’un air condescendant, « sky is the limit » et de leur faire croire que les gens allaient payer des millions une fois la monétisation mise en place dans un futur indéfini.

On sent une pointe de ressentiment 🙂 Tu n’exagères pas en disant que la profitabilité serait en fait une désincitation pour les investisseurs ?

Franchement, pas tellement. Je suis lucide sur notre situation. Notre startup tourne correctement, mais elle ne scale pas (encore). Nous n’avons pas une traction incroyable ou des revenus conséquents. Nous sommes moyens ! Mais être moyen, c’est le pire cas de figure dans l’écosystème le plus élitiste du monde. Dans la Valley, c’est “Go Big ou Go Home”, “Sky is the limit”, le “Nasdaq ou le cimetière”.

Du coup, tout le monde me conseille de revendre et relancer une autre startup avec l’aura d’un premier projet qui aura été revendu et non planté, prouvant ainsi que j’ai su créer de la valeur pour des clients et des investisseurs. Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse, je souhaite au contraire continuer avec cette équipe qui sont devenus mes amis et que j’adore, et suis prêt à attendre 5 à 10 ans pour arriver au succès.

Ton discours est inhabituel, ainsi que ton background. Ton père est algérien, ta mère, à moitié algérienne, à moitié française. Tu as grandi à Nanterre et à Argenteuil et tu as fréquenté des ZEP au lycée et au collège. Comment perçois-tu le milieu des startups auquel on reproche, à raison, de favoriser les favorisés plutôt que de permettre un renouveau de la mobilité sociale ?

Ecoute, j’étais un bon élève, j’avais sauté une classe et j’ai toujours été très malin. Je faisais le minimum pour atteindre le maximum…

…qualité phare de l’entrepreneur !

Oui, tout à fait. Des profs me proposaient une fausse adresse à Neuilly pour que mes parents puissent m’envoyer dans un meilleur collège, mais je suis resté. J’ai eu un le bac avec mention assez bien, j’ai fait une université, puis une école d’ingé, mais je n’ai jamais été brillantissime. Mon parcours n’a rien d’exceptionnel : mes parents étaient venus en France pour avoir des enfants dans une République qui promeut ces fameuses valeurs que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.

Donc tu as bénéficié des derniers souffles de la méritocratie ?

Je déteste ce mot, méritocratie, car il ne correspond à aucune réalité dans le monde des startups, qui est élitiste. Je compare souvent cela à la ruée vers l’or : tu creuses, ton voisin creuse, peut-être plus vite ou moins vite que toi, mais vos efforts respectifs n’ont pas un grand poids parce que seule la chance détermine qui va trouver la pépite. Certes, il y en a qui sont plus ou moins malins, mais individuellement, ça joue de façon marginale. C’est le règne de l’égalité des chances dans le sens littéral de “chance” : le hasard. Le travail acharné ne vaut rien si on n’a pas le bon réseau ou les bonnes relations.

C’est pour cela que je salue cette radicalité dans le fait d’être entrepreneur : tu entreprends pour toi, tu ne demandes rien aux institutions, tu te regroupes avec d’autres pour arracher quelques points d’avance sur les autres. Les unfair advantages de TheFamily participent de cette logique qui répond à l’absence totale de méritocratie. Seul le résultat compte : tout le monde n’en a cure du temps ou de l’effort que tu as mis à parvenir à un résultat, tant que le résultat est là.

Tu présentes l’entrepreneur comme un personnage de Kafka qui se bat contre les contradictions d’une puissante bureaucratie qui fonctionne de façon totalement arbitraire, malgré les règles de bon sens qu’elle affiche.

C’est un peu ça, oui. On nous présente souvent l’entrepreneur qui fait tout à partir de rien, qui crée des richesses et des emplois qui n’existaient pas avant. Pour moi, la vérité est plus modeste mais bien plus exploitable de façon systémique : l’entrepreneur est un découvreur de valeur inexploitée et un opérateur d’emplois, qui transforme des demandes solvables et des besoins inassouvis (ou inconscientes encore) en marché. De ce point de vue, il ressemble au chercheur d’or qui révèle une richesse préexistante qui restait cachée dans ce monde. Et à cet effet, il doit s’appuyer sur ce qui préexiste, sur les siècles de création de valeur et sur les millions de personnes qui travaillent, notamment dans les bullshit jobs, pour lui permettre à lui de faire son affaire. C’est déjà un privilège énorme, que je n’abandonnerai pour rien au monde, mais je suis conscient qu’il n’a rien à voir avec le héros solitaire qu’on nous présente trop souvent. Je suis conscient que ce que je fais doit tout au monde qui m’entoure et qui fait tourner la machine.

Mais toi, quel rôle tu vois pour toi dans cet écosystème ?

Avec ma startup, j’ai accepté de jouer en deuxième division dans un écosystème qui ne reconnaît que la ligue 1. J’apprends beaucoup, mais je suis toujours en division 2 parce que je veux utiliser mon temps libre pour analyser les choses et les expliquer aux autres, ceux qui ne sont pas dans ce monde ou ont trop la tête dans le guidon.

Je compte aller quelque temps au large en mode remote working, afin d’écrire un livre sur le grand remplacement du travail par le software. J’ai aussi en projet une chaîne Youtube pour vulgariser certains concepts ou réalités socio-économiques qui paraissent complexes, mais qui sont juste opaques.

Bon, KMF sera clairement le premier à en entendre parler !

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