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L’aventure de Laurence Kerjean commence comme une bon vieux “job out” de la quarantaine. C’est aussi l’histoire d’une conviction, où rien ne va finalement se passer comme prévu. Un pivot plus tard, la dirigeante ne renonce à rien… et pourrait bien finir par concrétiser son idée initiale.

Laurence Kerjean est cadre supérieure chez L’Oréal, quand elle décide, après plus de douze ans de bons et loyaux services, de quitter la grosse entreprise pour lancer un projet qui lui tient à coeurLe pitch de la startup s’inspire de sa vie de tous les jours :

Je suis mère de famille et cuisine des recettes pour 6 ou 8 alors que nous sommes 5 à la maison. Si je n’ai pas forcément envie de finir le plat les jours d’après, pourquoi je ne le propose pas à l’étudiant de la chambre de bonne ou mes voisins qui n’ont pas les moyens ?”

C’est l’idée centrale de ce qui prit le nom de Meet Ze Chef, une plateforme de mise en relation entre particuliers : d’un côté ceux qui ont eu les yeux plus gros que le ventre et de l’autre, ceux qui cherchent un repas pas cher.

Une campagne de crowdfunding plus tard, Laurence Kerjean récolte 23 000 euros et lance son site anti-gaspillage en octobre 2016. Mais si “l’appétence de la population pour ce sujet” se confirme, dans les faits, rien ne se passe comme prévu.

Car au-delà des déclarations d’intention, il s’agit ni plus ni moins que de créer une nouvelle habitude, de toutes pièces. “C’est une chose de se mobiliser en ligne, de liker et d’être suivi par une communauté de 4000 personnes sur les réseaux sociaux. […] Le geste au quotidien est quand même compliqué à créer », concède-t-elle.

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Résultat : le site compte 1000 inscriptions, mais seulement une centaine d’échanges auront effectivement lieu. Très insuffisant pour faire vivre la startup de Laurence Kerjean, qui décide de pivoter d’urgence en changeant de cible. Si les particuliers ne sont pas prêts, les grandes entreprises, elles, ont des trésors de nourriture gâchée au sein de leurs cantines collectives… et des obligations en matière de RSE.

 


Lauréate du Hackathon Women in Innovation 2016, Laurence Kerjean négocie désormais avec plusieurs grandes entreprises pour installer son frigo connecté. Mais elle ne s’est pas pour autant résignée à abandonner son idée initiale, avec l’espoir qu’un cercle vertueux pourrait se mettre en place. “On se concentre aujourd’hui sur le Frigo Jaune en se disant qu’à terme on pourrait retomber sur notre modèle de départ. Si les gens adoptent le geste en entreprise, ils pourraient aussi le faire chez eux ”, conclut-elle.

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